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Carnet de voyage Haut Atlas Marocain

Dans le Haut Atlas Marocain, la carnettiste Marie Stricher a séjourné à Touda du 12 au 21 septembre 2015. En avril 2015, alors qu’elle se trouve à l’île Maurice grâce au billet gagné en 2014.

Auteur

Saïd Marghadi

Publié le

Mar 23, 2018

Randonneurs progressant sur un sentier dans le Haut Atlas marocain

Introduction

Dans le Haut Atlas Marocain, la carnettiste Marie Stricher a séjourné à Touda du 12 au 21 septembre 2015. En avril 2015, alors qu’elle se trouve à l’île Maurice grâce au billet gagné en 2014 au Concours de Carnets de Voyage du Festival Curieux Voyageurs de Saint-Étienne, elle apprend par SMS qu’elle vient à nouveau de remporter le PRIX DU PUBLIC et le PRIX DU JURY 2015. Le carnet du Cambodge est élu à l’unanimité. Le prix du Jury : une semaine en pension complète à l’Ecolodge Touda, dans la vallée d’Aït Bougmez, réputée magnifique. Marie décide de partager cette aventure avec Françoise, sa complice du voyage mauricien.

De Lyon à Marrakech : le début de l’aventure

Le 12 septembre 2015, un vol EasyJet matinal (7h) relie Lyon à Marrakech. Comme toujours, l’avion inspire Marie. Elle arrive vers 9h30, retrouve Hassan, le chauffeur chargé de les conduire à Touda, environ cinq heures de route. Depuis Paris, Françoise doit atterrir peu après, mais son avion a deux heures de retard. En attendant, Marie observe les chauffeurs de taxis qui patientent avec leurs panneaux devant les touristes fraîchement arrivés, parfois ahuris après un long contrôle de passeports.

À midi, départ de Marrakech. Après la ville, la route est plate et rapide. Vers 14h, arrêt pour un repas à 200 dirhams, prix incluant les deux plats… tandis que leur chauffeur semble ne pas payer. Puis la route se détériore, devient plus étroite, cahoteuse, et se transforme en piste à l’approche de la montagne. Le décor est immense, impressionnant et magnifique.

Arrivée à Touda et première soirée

À 17h, la Mercedes stoppe au bas d’un chemin muletier impraticable. Hassan dépose les bagages : « Là-haut, c’est Touda ». Les voyageuses montent à pied tandis que Brahim arrive, affrète une mule pour porter les valises et les accueille chaleureusement. La montée est rude, les pierres roulent, mais la terrasse de Touda se mérite. Accueil au thé à la menthe et gâteaux maison servis par Najma, face au panorama splendide des montagnes des Aït Bougmez.

Naima, une fillette du village, arrive en courant chercher de l’aspirine pour sa tante. En échange des cachets, Marie lui demande de poser dix minutes pour la dessiner : un moment simple et joyeux. Le dîner du soir est roboratif, copieux et servi dans un intérieur chaleureux décoré de bois, poteries et jarres. La bibliothèque regorge de livres et cartes. Un coin cosy près de la cheminée accueille un métier à tisser que Marie dessine aussitôt.

Dimanche : petit déjeuner et direction le souk de Tabant

Le lendemain matin, premier petit déjeuner : galettes au miel sorties du four, confitures maison, jus d’oranges, yaourts, thé et café… De quoi démarrer la journée avec le sourire face à la montagne scintillante. Pendant ce temps, Hamou, le chauffeur, attend pour les emmener au souk de Tabant.
Sur la route, les quiproquos de l’accent de Brahim déclenchent des fous rires : la « moule » au lieu de la mule, le « mollah » pour le moulin, le mystérieux « comizi » qui se révèle être un écomusée charmant où elles dessinent.

La route dure deux heures, ponctuée d’arrêts pour prendre des villageois en stop qui montent dans le plateau du véhicule. À Tabant, elles rencontrent Anne (Sfia), une Belge installée ici, propriétaire d’un élevage de 140 chèvres et gérante d’un gîte. Son rêve : un centre de yoga chic dans le village.

Tabant : scènes de vie et rencontres

Tabant est authentique, brut, très masculin dans ses rues. Les femmes, rares, achètent des vêtements pour leurs enfants. Les enfants, intrigués, s’arrêtent pour regarder Marie et Françoise dessiner. Marie croque Nadia, une fillette au foulard bleu, puis un garçon qu’un homme vient saisir par le bras en criant pour l’éloigner. Scène vive et révélatrice de la rudesse du lieu.

Pique-nique, dessins et découverte du moulin

L’heure du déjeuner venue, Hamou propose un sous-bois charmant pour pique-niquer : maquereaux à l’huile, crudités, pain, fruits. Allongée, Marie dessine les bouleaux au-dessus d’elle, puis le portrait de Hamou.
Enfin, Brahim tient à leur montrer le fameux « molla », le moulin à grains installé dans une cave, actionné par une femme du village. Marie en profite pour le dessiner pendant que la meunière explique son fonctionnement.

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