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Trek en famille dans le Haut Atlas : de Touda aux gorges du M’Goun

Partir en famille dans le Haut Atlas marocain, c’est accepter de prendre le temps. Le temps de marcher, de rencontrer, de regarder les paysages changer et de découvrir un Maroc loin des itinéraires habituels.

Trek en famille au Maroc, kasbahs en pisé et lauriers-roses au bord de la rivière près de Touda Ecolodge

Pour cette famille de quatre, le voyage commence à Touda, au cœur de la vallée des Aït Bougmez. Quelques jours pour découvrir la vallée et ses villages amazighs, avant de prendre de l’altitude et de partir à pied vers le plateau d’Izourar et les gorges du M’Goun.

Puis, après le trek, la route continue vers le Sud : vallée des Roses, gorges du Dadès, palmeraie de Skoura et enfin Aït Ben Haddou.

Un voyage en plusieurs étapes, qui mêle randonnée, montagne, rencontres et découverte du Sud marocain.

Quelques jours à Touda avant de prendre le chemin de la montagne

Avant de partir marcher, la famille s’installe à l’écolodge Touda, dans la vallée des Aït Bougmez.

Ici, le voyage commence doucement. On découvre les champs cultivés, les villages en terre et les chemins qui relient les différents hameaux de la vallée. L’eau, précieuse dans ces montagnes, structure depuis des générations la vie des habitants et les cultures.

Ces premiers jours permettent aussi de prendre le rythme du Haut Atlas. On marche sans chercher à aller vite, on observe les paysages et on découvre une culture amazighe encore très présente dans la vie quotidienne.

C’est aussi ce qui fait la particularité d’un séjour à Touda : le trek ne commence pas forcément dès le premier matin avec un sac sur le dos. Il commence par une rencontre avec la vallée.

De la vallée des Aït Bougmez au plateau d’Izourar

Puis vient le moment du départ.

En quittant la vallée, le paysage se transforme progressivement. Le cordon vert de la vallée et les villages laissent place à des reliefs plus sauvages. Le chemin monte vers le plateau d’Izourar et son lac, dans une montagne beaucoup plus minérale.

L’altitude se fait sentir et l’environnement change complètement.

Pour une famille, cette progression est particulièrement intéressante : chacun trouve progressivement son rythme. La marche devient une aventure partagée, avec ses moments de fatigue mais aussi cette satisfaction particulière que l’on ressent lorsque l’on atteint un col ou que l’on découvre un nouveau paysage.

Le Haut Atlas révèle alors une autre facette de lui-même : plus austère, plus vaste, presque désertique par endroits.

Une équipe qui transforme le trek en véritable voyage

Dans un trek itinérant, le paysage compte beaucoup. Mais les personnes qui accompagnent le voyage comptent tout autant.

La famille est accompagnée par un guide professionnel, qui connaît parfaitement la montagne et les chemins de l’Atlas. Son rôle ne se limite pas à montrer la direction.

Il partage ses connaissances sur les paysages, les villages, la vie dans les montagnes et la culture amazighe. Il sait aussi adapter le rythme, encourager quand la fatigue se fait sentir et, surtout, apporter cette petite dose de bonne humeur qui change l’ambiance d’une journée de marche.

Au fil des heures et des kilomètres, les relations se créent naturellement.

Le soir, une fois les chaussures retirées et la tente installée, la montagne prend un autre visage. On se retrouve autour d’un repas, on échange sur la journée, on raconte des histoires… et parfois, une partie de cartes s’improvise sous la tente.

Le guide devient alors bien plus qu’un accompagnateur : il participe pleinement à l’histoire du voyage.

À ses côtés, un cuisinier accompagne le trek. Pendant que les marcheurs découvrent les montagnes, il prépare les repas qui attendent le groupe à l’étape.

Des plats simples, généreux et réconfortants, préparés comme à la maison.

Après plusieurs heures de marche, retrouver un bon repas chaud autour du bivouac n’est pas un détail. C’est un vrai plaisir, et souvent l’un des moments les plus attendus de la journée.

Enfin, il y a les mules et les muletiers, indispensables à cette itinérance. Elles transportent les bagages, le matériel de bivouac et tout ce qui est nécessaire à la vie du camp.

Ainsi, chacun marche avec un sac léger et peut se concentrer sur l’essentiel : profiter du chemin et du paysage.

Un bivouac confortable, comme une maison qui change chaque jour

Le soir, une autre dimension de l’itinérance commence.

Après une journée de marche, le groupe retrouve son bivouac sous tente, installé dans un nouvel environnement. Ici, bivouac ne signifie pas renoncer au confort. Les tentes sont aménagées pour permettre de bien récupérer après la marche, dans une atmosphère chaleureuse et conviviale.

Le lendemain, on replie les affaires et l’on repart.

Puis, le soir venu, une nouvelle tente apparaît ailleurs, dans un autre paysage.

C’est un peu comme si la maison voyageait avec nous et changeait d’endroit chaque jour.

Cette manière de marcher crée un sentiment de liberté particulier. Pas besoin de revenir au même endroit après chaque randonnée : on avance, on traverse les montagnes, on s’endort au milieu de la nature et l’on se réveille avec un paysage différent.

Pour les enfants, cette dimension peut devenir l’un des souvenirs les plus forts du voyage. Le bivouac donne au trek un petit goût d’aventure, tout en conservant le confort nécessaire pour profiter pleinement des journées de marche.

Et le confort ne vient pas seulement de la tente.

Il vient aussi de cette petite organisation invisible qui permet au groupe de marcher léger, de retrouver chaque soir un camp installé, de profiter d’un bon repas et de partager un moment de convivialité.

L’itinérance devient alors une expérience beaucoup plus douce qu’on pourrait l’imaginer.

Franchir un col à plus de 3 000 mètres

L’un des moments marquants du trek est le passage d’un col à plus de 3 000 mètres d’altitude.

À cette hauteur, la montagne impose naturellement son rythme. Le relief est plus exigeant, l’air plus frais et les paysages prennent une dimension spectaculaire.

Mais un trek en famille n’est pas une course.

L’intérêt d’un itinéraire accompagné est justement de pouvoir adapter la progression au groupe, de prendre le temps nécessaire et de profiter du chemin plutôt que de chercher uniquement à atteindre l’étape suivante.

Dans ces montagnes, les distances ne racontent d’ailleurs qu’une partie de l’histoire. Ce sont l’altitude, le terrain et le dénivelé qui déterminent réellement la difficulté d’une journée.

Et lorsque l’on atteint le col, la récompense est là : devant soi s’ouvre un paysage immense, avec cette sensation très particulière d’avoir réellement traversé la montagne.

Les gorges du M’Goun : le grand moment du trek

Après les hauts plateaux et les passages d’altitude, le paysage change à nouveau avec l’arrivée dans les gorges du M’Goun.

La rivière s’est frayé un chemin dans la roche et le sentier pénètre progressivement dans un univers beaucoup plus resserré. Les parois se rapprochent, la lumière change et l’eau devient le fil conducteur de la randonnée.

La traversée des gorges est l’un des grands moments d’un trek dans cette région.

On avance au rythme de la rivière, parfois dans l’eau selon les conditions, entre les parois sculptées par l’érosion. Après les espaces ouverts du plateau d’Izourar, cette immersion dans les gorges donne presque l’impression de changer de monde.

Pour les enfants comme pour les adultes, c’est aussi ce qui rend l’expérience mémorable : le chemin devient une aventure à vivre ensemble, plutôt qu’une simple randonnée.

Et le soir, le bivouac attend quelque part plus loin sur l’itinéraire. Une nouvelle tente, un nouveau paysage, une nouvelle soirée.

Deux familles qui partent ensemble

Au fil des jours, quelque chose de particulier se crée.

Au départ, il y a une famille venue découvrir le Haut Atlas et une équipe marocaine chargée de l’accompagner.

Mais après plusieurs journées de marche, les frontières entre « voyageurs » et « équipe » deviennent moins importantes.

On marche ensemble. On partage les repas. On plaisante. On joue aux cartes sous la tente. On s’entraide dans les passages plus difficiles. On se retrouve chaque soir autour du bivouac.

Au final, ce ne sont presque plus un groupe de voyageurs et une équipe qui avancent ensemble : ce sont deux familles qui partent en trek.

C’est peut-être cela, au fond, qui fait la différence entre une randonnée organisée et un véritable voyage.

Après le trek, prendre la route vers le Sud marocain

Le trek terminé, le voyage ne s’arrête pas là.

Pendant trois jours, la famille poursuit sa découverte du Sud marocain avec un chauffeur et un guide. Après plusieurs jours de marche, le rythme change : on retrouve la route, mais les paysages continuent de se transformer.

  • La vallée des Roses, célèbre pour ses cultures de rosiers et son savoir-faire autour de la rose.
  • Les gorges du Dadès, où la route traverse des paysages de falaises, de vallées et de formations rocheuses aux couleurs changeantes.
  • La palmeraie de Skoura, qui offre un contraste saisissant avec les paysages minéraux traversés précédemment. Au milieu des palmiers se cachent jardins, cultures et anciennes kasbahs.
  • Aït Ben Haddou, l’un des ksour les plus emblématiques du Sud marocain, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Une dernière étape qui rappelle que le Maroc ne se résume jamais à un seul paysage.

Le Haut Atlas en famille : une aventure qui se construit au fil du chemin

Ce voyage montre qu’un trek en famille dans le Haut Atlas peut être bien davantage qu’une succession de journées de marche.

Il y a d’abord la vallée des Aït Bougmez et la vie des villages. Puis la montagne, l’altitude et les grands espaces du plateau d’Izourar. Viennent ensuite les gorges du M’Goun, avant de retrouver la route et les paysages du Sud marocain.

Et il y a cette liberté propre à l’itinérance : chaque matin, on quitte son bivouac pour aller vers un nouvel horizon ; chaque soir, on retrouve une tente devenue familière, mais jamais au même endroit.

Cette liberté est rendue possible par toute une équipe : le guide qui accompagne et transmet, le cuisinier qui prépare les repas, les muletiers qui prennent en charge les bagages et les mules qui permettent au groupe de marcher léger.

Ensemble, ils créent les conditions pour que la famille puisse simplement profiter de son voyage.

Pour une famille, l’accompagnement est essentiel. Un itinéraire adapté, des étapes bien choisies et une équipe qui connaît la montagne permettent de profiter pleinement de l’expérience, sans transformer le voyage en défi sportif.

Car l’objectif n’est pas seulement d’aller loin.

C’est de vivre quelque chose ensemble.

Une autre manière de découvrir le Maroc

Depuis Touda, le Haut Atlas se découvre à pied, au rythme de la montagne et des rencontres.

La randonnée devient alors une porte d’entrée vers un Maroc plus intime : celui des vallées, des villages amazighs, des chemins de montagne et des paysages qui changent à chaque étape.

Le bivouac prolonge cette sensation de liberté. On marche pendant la journée, on installe sa maison pour la nuit au cœur de la montagne, puis on repart le lendemain.

Une maison qui change de paysage chaque jour.

Et derrière cette liberté, il y a des femmes et des hommes qui rendent l’expérience possible : un guide, un cuisinier, des muletiers et leurs mules. Une équipe qui, au fil des jours, devient partie intégrante du voyage.

Lorsque le trek se termine, la route vers la vallée des Roses, le Dadès, Skoura et Aït Ben Haddou prolonge naturellement cette découverte.

Mais les souvenirs les plus forts sont peut-être ceux qui ne figurent sur aucune carte : un rire partagé sous la tente, une partie de cartes après une longue journée de marche, un repas chaud au milieu des montagnes, ou simplement le sentiment d’avoir avancé ensemble.

Vous souhaitez découvrir le Haut Atlas en famille ?

Touda propose des séjours et des treks accompagnés dans le Haut Atlas, adaptés au rythme et aux envies de chaque groupe, avec une équipe locale dédiée pour faire de l’itinérance une expérience à la fois authentique, confortable et profondément humaine.

Auteur

Saïd Marghadi

Publié le

15 Septembre 2026

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